Exposition Elsewhere en duo avec Elise Leboutte, Cycle One+ One+, CCN/Centre culturel de Namur, Belgique, 2023.
One Day, 2023.
6 lés de lin fin ajourés, 300 × 150 cm chaque.
amnesia, 2014-2018.
Vidéo, format 16:9, audio stéréo, durée 52 minutes, VO sous-titrée en français. → voir la page
Beyrouth, 2000.
Plâtre, pigments. Chaque cube : 23 cm de côté. → voir la page
Archipels, 2015.
Groupes de 3 à 5 îles : Jesmonite, métal, 110 à 120 × 13 à 37 cm. → voir la page
Chanter comme des oiseaux, 2020.
7 partitions dessinées sur papier imprimé sur pupitres de musique, 29,7 × 42 cm + diverses hauteurs. → voir la page
Sacs, 2015.
Verre, pigments. → voir la page
What Happened, 2019.
6 tirages photo sur papier mat, 28 × 34 cm chaque. → voir la page
Gradiva, 1997.
Bois, grillage, papier, sable, pigments, 30 × 240 cm et 30 × 120 cm. → voir la page
« Elsewhere : est-ce à dire loin d'ici ? Au-delà des apparences ? Hors du temps ? Ce serait plutôt, comme une sorte d'orient, le nom d'un lieu asymptotique, dont Elise Leboutte et Lucile Bertrand dessinent l'aperçu.
« Il était à lire, ce nom, dans les plis d'un des fins rideaux de lin, One Day, conçus par Lucile. Sur ceux-ci, serpentent ici des tracés de frontières anciennes, frontières abolies ou frontières aujourd'hui déplacées, qui glissent dans l'amnésie. Lucile en rappelle les ravages dans un film — amnesia — aussi puissant que mélancolique. Dans le lit des frontières, ont coulé et coulent toujours bien des rivières de sang. Une installation en témoigne : Beyrouth, où Lucile n'est jamais allée mais où elle nous emmène cependant, comme dans ces Archipels fragiles qu'elle regroupe délicatement. Le même principe de délicatesse, que Roland Barthes voyait à l'œuvre partout au Japon dans son Empire des signes, se retrouve dans les partitions que Lucile a imaginées pour noter le chant d'oiseaux en voie de disparition. Ils s'y donnent à entendre, un peu à la manière de la merveilleuse Machine à gazouiller de Paul Klee, qui avait enchanté Pierre Boulez. »
Yves Depelsenaire, commissaire de l'exposition,
extrait de l'édition publiée à l'occasion de l'exposition.
Pour cette exposition, en écho à l'œuvre peinte de Elise Leboutte, qui évoque les ombres et lumières fugitives et insaisissables qui transitent sur les murs, j'ai créé cette installation de six panneaux de lin ajourés, One Day, qui rappelle combien notre mémoire est morcelée et instable. Cette dernière est représentée par une calligraphie illisible qui ne conserverait que des traces d'évènements petits ou grands, heureux ou malheureux, et des empreintes plus ou moins vives, rouge baiser ou rouge sang. Cet ensemble de panneaux peut tout aussi bien évoquer un parcours de vie qu'un simple voyage, deux souvenirs qui se confrontent ou le récit d'un souvenir qui n'arrive pas à se préciser. Pourtant, un jour, quelque chose s'est passé; un autre jour, plus tard; c'était ici, ou là... Un jour, quelque chose s'est passé.











































